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samedi, octobre 27 2007

Halloween: la fête païenne reste bien vivante

Curieux que l’Halloween, la fête des saints martyrs et celle des morts se succèdent, l’une derrière l’autre, du 31 octobre au 2 novembre... Une fête païenne, héritée des Celtes, qui visait à éloigner les puissances des ténèbres, suivie de deux fêtes religieuses consacrées aux saints martyrs (1er novembre) et aux morts (2 novembre)...

En fait, l’Église catholique a déplacé la fête des saints martyrs, autrefois célébrée le 13 mai, pour mettre un terme aux rites païens qui marquaient le début de l’hiver. On espérait que les gens invoquent les saints de l’Église plutôt que le seigneur des morts, Samhain, pour que leurs morts reposent en paix.

La nuit de Samhain

Malgré cela, l’Halloween a traversé les temps, depuis l’époque préchrétienne, et continue de marquer le passage à l’hiver. Les récoltes terminées, les animaux ramenés à l’étable, les puissances de la nuit tentaient autrefois de prendre possession de la terre. C’était, du moins, la croyance populaire. Par le feu et le bruit, on éloignait les esprits des morts, qui cherchaient un refuge ou un corps à habiter...

On croyait que cette nuit de « passage » était le temps où le voile entre le monde physique et le monde spirituel était le plus fin, le plus aisément franchissable.

Les légendes disent que les druides celtes allaient de maison en maison pour réclamer des offrandes au nom de Samhain, et, qu’en cas de refus, ils proféraient des menaces. C’est l’origine du trick ou treat.

Dans Internet, on lit aussi que Samhain convoquait les fantômes des hommes méchants, morts durant l’année. Ils revenaient hanter les lieux où ils avaient vécu et nuire à leur entourage, qui cherchait à les apaiser avec des offrandes. Les gens se déguisaient et portaient des masques pour effrayer ces fantômes ou pour ne pas être reconnus d’eux.

Ces légendes irlandaises ont longtemps survolé le Québec francophone où, sous la férule catholique, l’Halloween n’a pas été célébrée jusqu’aux années 1960. Mais on achetait des messes pour libérer les âmes du purgatoire..., raconte Jean Du Berger, ethnologue à la retraite. La montée de l’Halloween, ici, correspond à la perte du sacré et à la désertion des églises dans les années 60, rappelle-t-il. Lui-même n’a pas fêté l’Halloween dans sa jeunesse, mais ses enfants, oui.

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mardi, septembre 25 2007

Histoire le la fête de la Toussaint

Toussaint


La Toussaint est une fête catholique, ou orthodoxe célébrée le 1er novembre ou le 1er dimanche de juin en 2007, soit le 3 juin 2007 ( le même dimanche où l'on fète le prophète Élie dans le calendrier Apostolique Arménien et la Saint Trinité dans le calendrier catholique, au cours de laquelle sont honorés l'ensemble des saints reconnus par l'Église catholique romaine ou orthodoxe. Pour les catholiques, la Toussaint précède d'un jour la fête des Morts, dont la solennité a été officiellement fixée au 2 novembre deux siècles après la création de la Toussaint.

Dans plusieurs pays européens, comme la France, la Toussaint étant un jour férié, c'est ce jour-là que les gens ont pris l'habitude d'aller se recueillir dans les cimetières, et entretenir les tombes des défunts (évènement particulièrement bien représenté dans le tableau "La Toussaint" du peintre Émile Friant).

Origine 

La Toussaint ne tire pas son origine des textes bibliques, comme la plupart des grandes fêtes liturgiques. Si le moment choisi pour la fêter apparaît lié au paganisme celtique, il convient de se garder des conclusions hâtives. Certes, au Ve siècle, les moines qui évangélisaient l'Irlande, la Grande-Bretagne et la Gaule se trouvèrent confrontés à la fête païenne du Samain, au début du mois de novembre actuel, qui marquait le début de la moitié sombre de l'année. Pendant les jours de Samain, le monde des morts communiquait avec celui des vivants, entraînant ces derniers à pratiquer des rituels à l'intention des défunts. Ces rituels étaient profondément ancrés dans la civilisation rurale et perdurèrent bien après la christianisation des populations. Mais puisque la fête fut fixée à Rome entre le VI et IX e siècle, la proximité de la fête celtique n'est qu'une coïncidence de calendrier, ne valant que pour les rares chrétiens n'ayant pas oublié une date celtique plusieurs siècles après la disparition de ses cultes. De plus, la fête chrétienne des défunts du 2 novembre ne survint pas dans le monachisme irlandais issu de Colomban, mais dans le monachisme bénédictin ancré à Cluny, et héritier d'une tradition latine.

Après la transformation du Panthéon de Rome en sanctuaire chrétien, le pape Boniface IV le consacra à la Mère de Dieu et à tous les saints martyrs. Une « fête de tous les martyrs Â» fut alors célébrée le 13 mai. Vers 830, le pape Grégoire IV transféra cette fête au 1er novembre, en l'étendant à « tous les saints Â». Sur son conseil, l'empereur Louis le Pieuxcarolingien. Dédiée à Tous les Saints, c'est-à-dire à l'ensemble des personnes que l'Église reconnaît dignes d'un culte du fait de leur vie exemplaire et de leur proximité avec le divin, elle ne doit pas être confondue avec le memento de tous les défunts, fêté le lendemain, qui est un héritage des lectures monastiques du « rouleau des défunts Â» : la mention des frères d'une abbaye ou d'un ordre au jour anniversaire de leur décès. institua la fête de tous les saints sur tout le territoire de l'empire

Le sens chrétien du culte des défunts bénéficiait déjà d'une longue tradition remontant à l'antiquité chrétienne. Les pères de l'Église font ainsi mention d'un refrigerium, ou repas pris sur les tombes des frères chrétiens décédés.

Le premier exemple attesté d'une fête des Morts célébrée le 2 novembre est dû à Saint Odilon (v. 962-1048), abbé de Cluny (994-948), qui ordonna la célébration, à partir de 1031, dans tous les monastères de l'ordre clunisien, d'une « messe solennelle pour tous les morts qui dorment en Christ Â».

Un cimetière à la Toussaint en Pologne
Un cimetière à la Toussaint en Pologne

Cependant les fidèles de l'Église catholique ont été nombreux à faire mémoire des morts le 1er novembre au lieu du 2, comme le témoigne la tradition multi-séculaire de chandelles et bougies allumées dans les cimetières et, depuis le XIXe siècle, le fleurissement des tombes à la Toussaint. Cela provient du fait que la Toussaint, contrairement au 2 novembre, est un jour férié qui favorise les déplacements et le temps de recueillement sur le lieu où sont enterrés les ancêtres.

Si la confusion entre les deux fêtes est fréquente, les anciens rituels druidiques ont complètement disparu. Néanmoins la construction de dizaines de lanternes des morts (pour certaines de véritables ouvrages de maçonnerie) dans diverses localités de France (principalement dans le Massif central et terres adjacentes, encore qu'on recense quelques lanternes par exemple en Bretagne) est vu par certains comme la survivance d'un culte aux ancêtres qui dépasse la simple signification chrétienne.

Halloween et la religion catholique

Religion catholique

L'arrivée d'Halloween, fête païenne proche de deux fêtes chrétiennes, la Toussaint (le 1er novembre) et le jour des Défunts (le 2 novembre) a fait réagir L'Église catholique. Elle a constaté qu'avec Halloween une population non chrétienne s'intéresse au sens de la mort. Pour rappeler le sens de la Toussaint catholique, le diocèse de Paris a instauré, depuis 2002, une manifestation festive baptisée Holy wins (« Ce qui est saint est victorieux Â»). Des centaines de personnes y participent chaque année.

Halloween fais moi peur

Halloween

Fais-moi peur !
Manifestement, nous aimons les fêtes et les occasions de nous amuser.

Depuis quelques années, en écho à ce qui se passe aux USA, l'introduction d'une nouvelle occasion de délires massifs est effective, prenant de plus en plus d'ampleur et devenant une révolution quasi culturelle, mais surtout commerciale : Halloween. Cette fête d'un goût douteux, est désormais encouragée par presque toutes les  sociétés.

La légende :
Retracer l'historique de cette fête druidique d'outre- manche et montrer l'aspect païen de cette fête de la peur et de l'horreur n'est pas inutile.

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